Des études récentes montrent que 49 % des e-mails sont du spam. Il est donc logique que les fournisseurs de messagerie deviennent de plus en plus sophistiqués et implacables dans la traque des activités malveillantes. Ils modifient régulièrement leurs algorithmes pour suivre le rythme de spammeurs et de pirates très inventifs. Les abonnés y gagnent, puisque leur couche de protection devient plus solide et plus redoutable, mais cela dresse des obstacles considérables devant les responsables emailing. Des indicateurs de délivrabilité précis sont la clé de la réussite, le pouls de toute campagne qui fonctionne.
Le risque de se faire attraper par un filtre antispam ou par une blacklist n’a jamais été aussi élevé. Personne n’est à l’abri : même les meilleurs connaissent un échec de livraison capable de ruiner la réputation d’expéditeur et de freiner tout un programme emailing. Face à un problème de connexion, une question revient souvent : « le site est-il en panne ou le problème vient-il de chez moi ? »
Bonne nouvelle : les entreprises peuvent réduire le risque d’être attrapées à tort et, de fait, limiter les dégâts, en surveillant et en analysant de près leurs indicateurs de délivrabilité. Pourquoi le faire, et comment s’y prendre ? Ce guide répond aux deux questions.

Exemple d’indicateurs de délivrabilité
Pourquoi surveiller les indicateurs de délivrabilité ?
Pourquoi est-il vital de prêter une attention soutenue aux indicateurs de délivrabilité, et en quoi cela réduit-il le risque de tomber dans le filet d’un fournisseur de messagerie ?
Peu importe le temps, l’argent et les ressources humaines investis dans la newsletter ; si vos abonnés ne la reçoivent jamais dans leur boîte de réception, tout est perdu et l’effort est réduit à néant. C’est là que les indicateurs de délivrabilité entrent en jeu. Ils sont le socle sur lequel repose l’emailing, et ils remplissent plusieurs missions décisives :
- Ils décrivent la santé de l’ensemble du système e-mail.
- Ils révèlent l’efficacité des campagnes emailing.
- Ils éclairent les améliorations à apporter.
- Ils jouent un rôle majeur dans la construction d’une solide réputation d’expéditeur et décident de votre capacité à franchir tous les obstacles pour arriver dans la messagerie.
Analyser la délivrabilité
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Mesurer combien de vos contacts reçoivent les e-mails et réagissent positivement aux différents aspects de la newsletter donne à l’équipe une mine d’informations pour juger du succès de la campagne et cerner les échecs. C’est indispensable pour apporter les améliorations nécessaires, produire des e-mails légitimes et bâtir une image de marque solide qui gagne la confiance des fournisseurs de messagerie, ce qui réduit le risque de tomber dans leurs filets, dans les filtres antispam et sur les blacklists.
Suivre de près les indicateurs de délivrabilité donne en outre aux équipes les informations les plus pertinentes et les plus précises pour affiner les réglages. Cela peut même alerter en amont sur des problèmes graves, et sauver des investissements, des leads et du chiffre d’affaires.
8 indicateurs de délivrabilité clés à suivre
Bonne nouvelle : les indicateurs de délivrabilité sont des indices de performance bien établis. Ce sont
- le taux de livraison,
- le taux de placement en boîte de réception,
- le taux d’ouverture,
- le taux de clics,
- le taux de spam,
- le taux de plaintes,
- le taux de soft bounces,
- le taux de hard bounces.
Examinons-les un par un.
Taux de livraison
Le taux de livraison est systématiquement confondu avec la délivrabilité. Les deux ne désignent pourtant pas la même chose : la délivrabilité, c’est arriver dans la boîte de réception, alors que la livraison signifie seulement que le serveur destinataire a accepté le message, dossier spam compris. Pour bien comprendre le taux de livraison, il faut savoir que le premier portail que votre e-mail rencontre sur le chemin du destinataire est le serveur de messagerie entrant (également appelé IMAP).
Le taux de livraison décrit la réussite du trajet entre votre fournisseur de serveur d’envoi et l’IMAP, ce qui en fait un terme plus technique, dépendant de la santé de l’environnement e-mail, de l’infrastructure et des capacités du système.
Il se calcule en divisant le nombre de messages reçus par les fournisseurs de messagerie de vos destinataires par le nombre d’e-mails envoyés. Il s’exprime en pourcentage. Il indique surtout quels e-mails sont arrivés à destination et lesquels ont produit un hard bounce.
Taux de placement en boîte de réception
Ce que beaucoup d’outils appellent « taux de délivrabilité » est en réalité le taux de placement en boîte de réception, une notion plus complexe que la précédente. Pour éviter toute confusion, voyez-le comme la part de vos e-mails acceptés jusque dans la boîte de réception. Il indique dans quelle mesure vos e-mails ont réussi à atteindre la boîte de réception du destinataire.
Techniquement, cela veut dire que vos e-mails ont franchi en route le filet de l’IMAP, le contrôle des blacklists et de la liste blanche, celui de la réputation d’expéditeur, celui du contenu, celui de l’engagement passé et les filtres antispam. Ce taux s’exprime aussi en pourcentage et se calcule en divisant le nombre de messages présents dans la boîte de réception du destinataire par le nombre d’e-mails envoyés.
Il est déterminant pour la réussite de tout emailing, car il garantit que votre message marketing arrive jusqu’à la porte, c’est-à-dire la boîte de réception. Son objectif premier est de montrer aux marketeurs la qualité de la liste d’abonnés, le niveau d’engagement et la réputation d’expéditeur, autant de fondations pour les améliorations à venir. La façon la plus directe de le mesurer est de lancer un test de placement en boîte de réception qui montre exactement quels fournisseurs vous orientent vers la boîte de réception, le dossier spam ou l’onglet Promotions.
Taux d’ouverture
Le taux d’ouverture est un terme limpide : il décrit combien d’abonnés ont ouvert votre e-mail et vu au moins la partie haute (important ! pas l’e-mail entier). Il se calcule en divisant le nombre de messages ouverts par les destinataires par le nombre d’e-mails envoyés.
En règle générale, cet indicateur montre l’efficacité de l’objet, le niveau d’engagement global de l’abonné envers la marque, sa confiance et la qualité de la réputation de la marque. Il peut parfois tromper et manquer de précision, car il dépend des préférences, des habitudes et même de l’humeur de l’abonné.
Malgré tout, cet indice reste une base solide pour analyser le succès des campagnes et l’efficacité des objets, en particulier lors de tests A/B.
Taux de clics
Le taux de clics (CTR) est l’un des termes marketing les plus populaires et les plus décisifs, et il a trouvé sa juste place dans le canal e-mail. Comme dans son acception générale, il décrit combien de personnes ont cliqué sur un bouton d’appel à l’action, un lien ou même une image à l’intérieur d’un e-mail donné.
Selon les capacités de l’ESP, les responsables emailing peuvent isoler deux paramètres supplémentaires : les clics uniques sur les liens et l’ensemble des clics sur les liens. Le premier dit quelle part des destinataires a cliqué dans un e-mail, le second compte tous les clics effectués dans un e-mail.
En gros, le taux de clics se calcule en divisant le nombre d’e-mails cliqués par le nombre total de messages livrés (hard bounces exclus).
Contrairement au taux d’ouverture, cet indice est plus précis et livre des enseignements fondamentaux sur l’engagement de vos destinataires. Suivi avec soin, il révèle la performance des éléments constitutifs de la campagne : contenu, design, intérêt général, lassitude e-mail, emplacement des liens et jusqu’au type de média préféré. De quoi définir les points à améliorer pour les campagnes suivantes.
Taux de spam et taux de plaintes
Tout ce qui touche au spam est désastreux pour les campagnes, la stratégie et la réputation de la marque. Mauvaise nouvelle : être signalé par les filtres antispam ou recevoir des plaintes pour spam arrive en permanence, même aux professionnels aguerris. Les conséquences peuvent être brutales. Ces deux paramètres sont donc capitaux à suivre, à analyser et à améliorer.
Le taux de spam et le taux de plaintes sont propres au canal e-mail. Ce ne sont pas la même chose et ils ne sont pas interchangeables. Chacun porte des informations décisives sur la campagne, la réputation et la position de la marque.
Le taux de spam correspond au volume de messages qui partent directement dans le dossier spam. Les deux facteurs qui l’influencent le plus sont la réputation d’expéditeur et le contenu des e-mails.
Le taux de plaintes indique la part d’utilisateurs qui ont signalé vos e-mails comme spam. Il se calcule en divisant le nombre de plaintes pour spam par le nombre total de messages envoyés. Il n’est pas toujours exact, car la pratique montre que des abonnés marquent comme spam des e-mails parfaitement légitimes. Malgré ces imprécisions, il suffit à dresser un tableau général de l’engagement, de l’efficacité de la campagne et de la santé de la liste d’abonnés.
Le taux de spam et le taux de plaintes sont deux facteurs surveillés de près par les fournisseurs de messagerie. Ils pèsent lourd dans les chances d’une entreprise d’être acceptée ou rejetée, et dans le risque de se retrouver sur une blacklist qui ruine une réputation d’expéditeur durement acquise.
Taux de soft bounces et taux de hard bounces
Commençons par la base : le taux de bounce correspond au nombre de messages qui n’ont pas atteint leurs destinataires. Comme d’habitude, il se calcule en divisant le volume de messages en échec par le total des messages envoyés. Selon la cause de l’échec, on distingue deux catégories : le soft bounce et le hard bounce.
Le soft bounce couvre les cas d’adresses valides et de problèmes temporaires. En général, l’e-mail a atteint le serveur du destinataire mais est reparti pour l’une de ces raisons :
- la boîte de l’utilisateur a dépassé sa limite de stockage ;
- la messagerie est inactive ou mal configurée ;
- le message est bloqué à cause de son contenu ;
- le message est trop volumineux ;
- le serveur de messagerie est indisponible.
Bonne nouvelle : le soft bounce se règle souvent tout seul, car la plupart des ESP tentent automatiquement de renvoyer ces messages. Si l’e-mail reste indélivrable après un certain nombre de tentatives, il peut vite se transformer en hard bounce.
Le hard bounce désigne les cas où un message est rejeté pour des raisons permanentes. Les causes possibles :
- l’adresse e-mail n’existe pas ;
- l’adresse e-mail contient une faute de frappe ;
- le domaine du destinataire est indisponible ;
- le serveur du destinataire a totalement bloqué la livraison.
C’est l’un des indicateurs de délivrabilité les plus critiques à surveiller, car il renseigne sur l’hygiène de liste et donne des indices sur la stratégie et les décisions de l’entreprise. Il peut aussi ruiner la réputation d’expéditeur et faire chuter les autres paramètres de l’emailing. Les taux de bounce comptent tout autant pour les développeurs qui expédient des reçus, des réinitialisations de mot de passe et des notifications : si c’est votre code qui envoie ces messages, lisez notre guide sur la délivrabilité des e-mails transactionnels.

Comment surveiller et analyser les indicateurs de délivrabilité ?
Commencez par votre ESP
En général, la surveillance et l’analyse des indicateurs clés passent par l’ESP. La plupart des fournisseurs professionnels offrent un environnement pour créer et envoyer des lots d’e-mails, mais aussi pour suivre et analyser les indicateurs de délivrabilité. Selon leurs capacités, ils assurent toute une série de tâches :
- Ils surveillent les indicateurs clés pour déterminer le placement des e-mails, le score et la réputation d’expéditeur.
- Ils donnent une vue solide du taux de livraison et du taux de placement en boîte de réception.
- Ils mettent en évidence les problèmes de soft bounces et de hard bounces.
- Ils vérifient régulièrement les principales blacklists pour s’assurer que votre casier est vierge.
- Ils fournissent une authentification correcte.
Une fois toutes les données décisives réunies pour chaque indicateur, il faut analyser les paramètres. Prenez chaque indice séparément et comparez la performance aux benchmarks sectoriels du moment. Voici, par exemple, les repères les plus pertinents à ce jour pour les indicateurs clés :
D’après la page délivrabilité de Designmodo :
- Le taux de livraison devrait être de 95 % ou plus.
- Le taux de placement en boîte de réception devrait osciller de 88 à 99 %. Plus il est haut, mieux c’est.
D’après le rapport de Campaign Monitor :
- Le taux d’ouverture devrait se situer de 17 à 28 %.
- Le taux de clics devrait se situer de 2 à 5 %.
- Le taux de spam ne devrait pas dépasser 0,08 %.
- Le taux de plaintes devrait rester sous 0,1 %.
D’après Mailtrap :
- Les taux de soft bounces et de hard bounces devraient rester sous 2 %.
Si vous testez déjà avec cet outil mais voulez un reporting de placement plus poussé, voyez comment nous nous comparons en tant qu’alternative à Mailtrap.
Il est utile aussi de savoir à quoi ressemble une base saine, tous secteurs confondus. Notre benchmark de délivrabilité, agrégé à partir de milliers de tests quotidiens sur les 12 derniers mois, situe le score mondial de santé de la délivrabilité à 87 sur 100 : sur les e-mails que nous testons, 82 % passent un contrôle complet de délivrabilité, 14 % déclenchent un avertissement et 4 % échouent. Vous voyez ainsi où devrait se situer une campagne bien réglée.
Ces repères varient selon le secteur. Ils restent malgré tout un bon point de départ pour analyser la performance et localiser les problèmes éventuels.

Ajoutez des outils complémentaires
Les entreprises qui pensent stratégie et veulent tirer le maximum de chaque campagne le savent : tous les ESP ne se valent pas. Certains dépassent l’analytique standard, mais la plupart restent un peu limités. Ils suivent bien tous les indicateurs clés de délivrabilité, sans renseigner les indices secondaires pourtant décisifs pour savoir quoi corriger et comment. Et ils ne visent en général que quelques aspects de la délivrabilité.
Les entreprises ajoutent donc des outils complémentaires pour obtenir une vue plus complète. Email Subject Line Grader, Spamhaus, Folderly et Unspam figurent parmi les meilleurs : ils identifient les problèmes de délivrabilité en professionnels, affinent les résultats fournis par les ESP et suggèrent même des corrections.
Prenez Unspam comme exemple. Meilleur de sa catégorie, il aide les entreprises du monde entier à réduire les risques en amont pour que les envois massifs se déroulent sans heurt. Il enchaîne une longue série de tests et contrôle des aspects vitaux de la campagne en cours :
- le contenu de l’e-mail ;
- les réglages d’authentification ;
- les blacklists d’adresses IP et de domaines ;
- l’âge du domaine et son historique ;
- l’objet ;
- les liens cassés ;
- le responsive et la compatibilité mobile ;
- l’accessibilité.
Le seul contrôle des blacklists mérite d’être planifié : dans les données de notre benchmark de délivrabilité, 3 % des adresses IP d’envoi que nous contrôlons apparaissent sur une blacklist d’IP, et un listage que vous ne repérez pas fait baisser le taux de livraison en silence. L’outil génère un rapport détaillé qui met au jour tous les problèmes possibles et propose les meilleures façons de résoudre chaque bug ou difficulté. Ce n’est pas tout : il permet de prévisualiser le design de vos e-mails sur plusieurs appareils pour repérer les incohérences d’affichage, et il s’appuie sur l’IA pour prédire une heatmap de suivi du regard, afin de perfectionner vos optimisations et vos parcours de lecture.
Combinés aux ESP, des outils comme Unspam aident les entreprises à préciser leurs indicateurs clés de délivrabilité et ce qu’elles veulent obtenir au bout du compte.

Installez une routine solide avec ces conseils
Tirer le maximum de la surveillance et de l’analyse des indicateurs clés demande de la constance et de l’engagement. Suivez ces conseils pour éviter les erreurs classiques, valoriser le temps et les efforts investis et installer une routine solide.
- Ne comparez votre performance qu’aux benchmarks sectoriels les plus pertinents, car les standards du secteur changent sans arrêt.
- Restez régulier dans le suivi. Fixez un calendrier de contrôles et tenez-le.
- Vérifiez et revérifiez les blacklists et le score d’expéditeur avec des plateformes tierces professionnelles.
- Passez régulièrement en revue SPF, DKIM et DMARC.
- Consultez une liste à jour des déclencheurs de spam, car les algorithmes des fournisseurs de messagerie changent et s’améliorent sans cesse.
- Surveillez le placement de vos e-mails dans différents clients de messagerie.
- Tenez une approche intégrée.
- Pratiquez le suivi de la délivrabilité en temps réel en branchant une API de placement en boîte de réception sur votre chaîne d’envoi, pour que les contrôles se déclenchent automatiquement à chaque envoi.
Enfin, gardez l’œil ouvert sur les « symptômes » qui signalent un problème de délivrabilité ou de campagne : chute des ouvertures et des clics, pic du taux de spam, plaintes pour spam et soft bounces, signalements d’e-mails non livrés.

Assistant d’enregistrement DMARC
Les bonnes pratiques pour améliorer vos indicateurs de délivrabilité
L’intérêt d’améliorer ces indicateurs saute aux yeux. Meilleurs ils sont, plus vous avez de chances de franchir les barrières des fournisseurs de messagerie, d’atteindre vos destinataires et de laisser votre campagne faire son travail.
Il y a pourtant plus que ce que l’on voit. De bons indicateurs de délivrabilité créent un cercle vertueux qui améliore tous les aspects des campagnes, avec de nombreux bénéfices :
- un meilleur engagement des utilisateurs ;
- plus de conversions ;
- une génération de leads régulière ;
- un ROI plus élevé ;
- une confiance accrue ;
- des relations plus saines avec les clients ;
- une infrastructure e-mail plus fiable et plus stable ;
- une position plus forte de la marque sur le marché.
Pour décrocher ces bénéfices, il faut maintenir les indicateurs de délivrabilité à leur niveau optimal. Comment ? En les suivant, en les analysant et en traitant chaque baisse par des améliorations. Commencez par ces bonnes pratiques, des méthodes éprouvées pour faire progresser les indicateurs clés.
Nous les avons découpées en sections pour donner des conseils précis.
Conseils pour améliorer le placement en boîte de réception
Le taux de placement en boîte de réception dépend surtout de l’engagement des utilisateurs et de la réputation d’expéditeur. Suivez ces conseils pour les maintenir à un bon niveau :
- Créez des e-mails de qualité qui parlent à votre audience.
- N’utilisez les adresses de vos abonnés que pour ce à quoi ils se sont inscrits.
- Gardez un nom d’expéditeur constant.
- Nettoyez régulièrement votre liste d’abonnés. Retirez les destinataires inactifs et écartez ceux qui n’ont ni ouvert ni cliqué depuis 2 ou 3 mois.
- Supprimez les adresses qui ont produit un hard bounce.
- Segmentez votre liste d’abonnés avec soin.
- Ne bombardez pas vos abonnés d’e-mails.
- Déterminez le meilleur moment pour contacter vos abonnés. Laissez-les choisir quand et à quelle fréquence recevoir vos e-mails.
- Vérifiez les blacklists.
- Menez des enquêtes et demandez des avis pour cerner les problèmes de vos campagnes.
- Validez vos adresses e-mail.
- Testez à fond chaque aspect de vos e-mails (du ton de l’objet à la fréquence d’envoi) pour découvrir ce que vos abonnés, ou un segment précis, attendent de vous.
Consultez aussi notre guide des bonnes pratiques de délivrabilité pour d’autres conseils de professionnels.

Extrait de « Taking the Mystery Out of Email Deliverability [Infographic] »
Conseils pour améliorer le taux de livraison
Le taux de livraison révèle la santé de l’environnement e-mail, côté logiciel comme côté matériel. C’est là qu’il faut s’assurer d’avoir les meilleurs équipements et les meilleures briques du système. Suivez ces conseils pour partir du bon pied.
- Utilisez un serveur dédié.
- Choisissez un ESP professionnel.
- Authentifiez votre domaine d’envoi. Mettez en place DKIM et la signature numérique.
- Déployez un enregistrement Sender Policy Framework**.**
- Maintenez une allocation d’adresses IP correcte.
- Placez vos adresses IP en liste blanche.
- Faites le warm-up de votre domaine.
- Vérifiez régulièrement les blacklists si vous êtes sur un hébergement mutualisé.
- Mesurez et analysez votre réputation d’expéditeur.
- Réduisez le poids des images et des pièces jointes.
- Exploitez les Complaint Feedback Loops proposées par les fournisseurs de messagerie pour traiter les plaintes tout de suite.
Conseils pour améliorer le taux d’ouverture
Un faisceau de facteurs influence le taux d’ouverture : la pertinence des e-mails, la qualité du contenu, le choix du design et des visuels, l’urgence, le lead magnet, la langue et le ton, l’heure de la journée, l’objet et jusqu’au nombre de mots. Mais tout tient d’abord à l’objet et à la réputation de la marque. Voici les bonnes pratiques pour bâtir la stratégie qui fera monter votre taux :
- Écrivez un objet qui fait l’une de ces choses : susciter la curiosité, éveiller l’intérêt, résoudre un problème de l’abonné ou créer un sentiment d’exclusivité, d’urgence ou de rareté.
- Personnalisez l’objet.
- Évitez les mots déclencheurs de spam dans vos objets.
- Privilégiez les minuscules dans vos objets.
- Utilisez des émojis quand c’est pertinent.
- Faites passer l’intérêt de l’abonné en premier.
- Créez du contenu de qualité qui apporte de la valeur.
- Identifiez le créneau et la fréquence les plus adaptés à chaque destinataire.
Conseils pour améliorer le taux de clics
Le taux de clics dépend de nombreux facteurs personnels chez vos clients. Vous pouvez signer le plus beau design du monde, votre abonné n’aura peut-être pas la tête à cliquer. Ces conseils restent malgré tout de bons réflexes :
- Écrivez un objet, un titre et un texte accrocheurs.
- Personnalisez l’objet, le texte et l’offre.
- Allez droit au but et apportez de la valeur tout de suite.
- Appliquez le principe de la pyramide inversée.
- Dupliquez le bouton d’appel à l’action en bas du message.
- Préférez les boutons aux liens.
- Utilisez des images marquantes.
- Optimisez pour les mobiles.
- Restez cohérent dans vos couleurs, votre voix et votre ton.
- Relisez vos e-mails.
- Proposez des quiz.
- Ajoutez des éléments interactifs.
- Utilisez des éditeurs d’e-mails professionnels, comme Postcards, pour concevoir vos newsletters.

Conseils pour faire baisser le taux de spam et les plaintes
Contrairement aux indicateurs précédents, que l’on veut élevés, le taux de spam et le taux de plaintes sont d’autant meilleurs qu’ils sont bas. Même une newsletter professionnelle peut tomber dans le dossier spam ou déclencher des plaintes : il est donc vivement conseillé de tout faire pour les éviter, notamment en suivant ces bonnes pratiques :
- Ajoutez les mentions légales pour être conforme au RGPD et au CAN-SPAM Act.
- Laissez vos clients se désabonner ou gérer leurs préférences. Rendez ce parcours aussi simple et rapide que possible.
- Mettez en évidence le bouton de désabonnement.
- Utilisez une inscription en double opt-in.
- Réactivez les abonnés inactifs, mais menez vos campagnes de rétention avec prudence. Si cela ne donne rien, supprimez-les.
- Écoutez votre audience.
- Créez du contenu qui répond aux besoins, aux préférences et aux attentes de vos abonnés.
- Déterminez la bonne cadence d’envoi. Ne bombardez pas vos abonnés.
- Évitez les objets et les mots au parfum de spam dans votre texte.
- Assurez-vous que vos e-mails s’affichent correctement et restent accessibles à tous.
- Envoyez toujours depuis le même domaine.
- N’utilisez ni co-registration ni listes tierces, quelles qu’elles soient.
Conseils pour faire baisser les taux de hard bounces et de soft bounces
Faire baisser les taux de soft bounces et de bounces suppose de bien décider au moment d’acquérir de nouveaux abonnés. En bref, appliquez ces pratiques :
- Utilisez un ESP professionnel.
- Utilisez un serveur fiable.
- Passez par un formulaire en double opt-in pour ne recueillir que des abonnés engagés envers la marque.
- Ne collectez jamais d’adresses e-mail écrites à la main.
- Ne collectez jamais d’adresses e-mail via des sondages, des jeux-concours ou des tirages au sort.
- Ne « moissonnez » jamais d’adresses et n’achetez jamais de listes d’abonnés.
- Tenez une bonne hygiène de liste en purgeant régulièrement les adresses invalides et les contacts qui ne réagissent plus.
- Supprimez les contacts en hard bounce et ceux qui se sont désabonnés.
- N’envoyez pas depuis un domaine gratuit.
Conclusion
Avec des taux de spam toujours plus élevés, rien d’étonnant à ce que les fournisseurs de messagerie surprotègent leurs utilisateurs. Leurs efforts ne sont pourtant pas parfaits, et cela crée d’énormes ennuis aux entreprises. Même des e-mails légitimes peuvent finir dans le dossier spam ou être rejetés d’emblée.
Pour réduire ces risques, il est vivement conseillé de suivre, d’analyser et d’améliorer les indicateurs clés de délivrabilité : taux de livraison, taux de placement en boîte de réception, taux d’ouverture, taux de clics, taux de spam et taux de plaintes, taux de soft bounces et de hard bounces. Ces indicateurs révèlent la situation réelle de votre campagne emailing et indiquent ce qu’il faut améliorer et où aller ensuite.
Faites travailler votre ESP en tandem avec des outils professionnels complémentaires et suivez les bonnes pratiques du métier pour garder ces indicateurs dans leur plage idéale et optimiser vos campagnes par des améliorations guidées par les données.