SPF checker : testez votre enregistrement SPF

Interrogez et validez l’enregistrement TXT SPF de n’importe quel domaine : mécanismes, qualificateurs, politique all et limite de 10 requêtes DNS. L’outil est gratuit, tourne dans votre navigateur via DNS-over-HTTPS, sans inscription et sans rien conserver.

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Qu’est-ce qu’un enregistrement SPF ?

SPF (Sender Policy Framework, défini par la RFC 7208) est la liste publiée des serveurs autorisés à envoyer des e-mails pour votre domaine. Il prend la forme d’un unique enregistrement DNS TXT sur le domaine d’envoi, commençant par v=spf1, suivi de mécanismes qui désignent les sources autorisées et d’une politique all finale. Lorsqu’un fournisseur de messagerie reçoit un message, il compare l’IP d’envoi à l’enregistrement SPF du domaine de l’enveloppe (Return-Path) et utilise le résultat comme l’un des signaux du placement en boîte de réception. SPF est aussi l’une des briques de DMARC : un enregistrement correct fait donc partie des exigences pour gros expéditeurs de Gmail, Yahoo, Outlook.com et Apple.

Comment lire votre résultat

  • v=spf1

    Tout enregistrement SPF valide commence par v=spf1. Si l’enregistrement ne débute pas par cette balise exacte, ou si aucun enregistrement TXT n’est renvoyé, le domaine n’a pas de politique SPF exploitable.

  • Les mécanismes (include, a, mx, ip4, ip6)

    Ils désignent les sources que vous autorisez. include délègue au SPF d’un autre domaine (par exemple votre plateforme d’envoi), a et mx autorisent vos propres hôtes A et MX, et ip4 / ip6 listent des adresses précises ou des plages CIDR.

  • Le qualificateur all

    Le mécanisme final fixe le comportement par défaut pour tous ceux qui ne sont pas listés : -all est un échec strict (recommandé), ~all un échec souple (courant pendant les tests), ?all est neutre, et +all autorise n’importe qui (à ne pas utiliser).

  • Nombre de requêtes DNS

    SPF autorise au maximum 10 requêtes DNS lors de l’évaluation. Les mécanismes comme include, a et mx en consomment chacun, et les include imbriqués ajoutent les leurs : le checker suit donc toute la chaîne d’include pour compter le total réel et signale les enregistrements qui dépassent la limite. Dépliez le détail pour voir de quel mécanisme provient chaque requête.

  • Un seul enregistrement

    Un domaine ne doit publier qu’un seul enregistrement TXT v=spf1. Si le checker en trouve deux ou plus, l’enregistrement est invalide et les fournisseurs renverront une PermError.

Problèmes courants et solutions

Deux enregistrements SPF ou plus sur un même domaine

Un domaine ne peut publier qu’un seul enregistrement TXT commençant par v=spf1. Dès qu’un second est ajouté (souvent lors de la mise en place d’une nouvelle plateforme d’envoi), l’évaluation renvoie une PermError et SPF échoue de fait. Fusionnez toutes les sources dans un enregistrement unique comportant plusieurs mécanismes include.

Plus de 10 requêtes DNS

Chaque mécanisme include, a, mx, ptr et exists déclenche des requêtes DNS, et les include imbriqués ajoutent les leurs. Dès que l’évaluation en nécessite plus de 10, le résultat est une PermError. Supprimez les include des plateformes depuis lesquelles vous n’envoyez plus, ou déplacez une plateforme sur son propre sous-domaine avec son propre enregistrement. Aplatir un include en entrées ip4 fonctionne aussi, mais seulement chez un fournisseur aux adresses stables : Microsoft déconseille d’aplatir son propre include, parce que les adresses derrière changent et qu’une copie aplatie se périme sans le dire.

L’usage de +all

Terminer l’enregistrement par +all annonce au monde entier que tout serveur est autorisé à envoyer au nom de votre domaine, ce qui désactive complètement SPF et ouvre la porte à l’usurpation. Utilisez -all pour un échec strict, ou ~all le temps de confirmer vos sources.

Aucun enregistrement SPF, ou une mauvaise balise de version

Si la requête ne renvoie rien, ou un enregistrement TXT qui ne commence pas par v=spf1, le domaine n’a aucune politique applicable et DMARC n’a rien sur quoi s’aligner. Publiez un enregistrement unique commençant par v=spf1 et terminé par un all restrictif.

Enregistrement mal découpé ou dépassant 255 caractères

Une chaîne TXT unique est limitée à 255 caractères. Les enregistrements longs doivent être découpés en plusieurs chaînes entre guillemets à l’intérieur d’un seul enregistrement TXT (ce qui est valide), et non en enregistrements distincts. Les découper en enregistrements séparés provoque au contraire l’erreur de multiplicité.

Attendre de SPF qu’il vérifie l’adresse From

SPF autorise l’expéditeur d’enveloppe dans le Return-Path, pas l’adresse que voit votre lecteur. Un message peut passer SPF en affichant le From qu’il veut, d’où l’importance de l’alignement DMARC. Seul, SPF prouve très peu de choses.

Ce que demandent les fournisseurs de messagerie

Toutes les dates et tous les chiffres qu’Unspam publie sur les exigences applicables aux expéditeurs sont regroupés ici et vérifiés dans la documentation de chaque fournisseur. Dernière lecture : 16 août 2026.

Fournisseur Quoi Valeur S’applique à
Google Règles pour expéditeurs en masse en vigueur depuis source février 2024 obligatoire e-mails vers des adresses Gmail personnelles
Durcissement de l’application depuis source novembre 2025 observé

Google parle d’un processus graduel et progressif, pas d’un interrupteur basculé à une date donnée.

e-mails vers des adresses Gmail personnelles
Considéré comme expéditeur en masse à partir de source 5 000 obligatoire

C’est le chiffre de Google. Yahoo refuse d’en publier un.

e-mails vers des adresses Gmail personnelles
Plafond du taux de plaintes pour spam source 0,3 % obligatoire

Google décrit l’effet comme progressif et non comme un seuil couperet : au-dessus du chiffre recommandé le placement en boîte de réception souffre déjà, et au plafond il souffre davantage.

tous les expéditeurs vers Gmail, pas seulement en masse
Taux de plaintes pour spam à viser source 0,1 % recommandé

Postmaster Tools ne divise pas les plaintes par tout ce que vous avez envoyé. Il les rapporte aux messages signés DKIM parvenus dans la boîte de réception d’un destinataire actif, un expéditeur déjà filtré peut donc voir un taux artificiellement bas.

tous les expéditeurs vers Gmail, pas seulement en masse
Yahoo Règles pour expéditeurs en masse en vigueur depuis source février 2024 obligatoire e-mails vers Yahoo, AOL et les autres boîtes de Yahoo
Considéré comme expéditeur en masse à partir de source non publié

Yahoo déclare qu’il ne précisera pas de seuil de volume, aucun chiffre ne peut donc lui être attribué.

e-mails vers Yahoo, AOL et les autres boîtes de Yahoo
Plafond du taux de plaintes pour spam source 0,3 % obligatoire e-mails vers Yahoo, AOL et les autres boîtes de Yahoo
Outlook.com Règles pour expéditeurs en masse en vigueur depuis source mai 2025 obligatoire Outlook.com et les autres boîtes grand public de Microsoft, jamais un locataire Microsoft 365
Considéré comme expéditeur en masse à partir de source 5 000 obligatoire

La règle s’applique à tout domaine ayant déjà franchi le seuil, elle continue donc de s’appliquer les jours plus calmes.

Outlook.com et les autres boîtes grand public de Microsoft, jamais un locataire Microsoft 365
Ce qu’il advient des e-mails en échec source 550 5.7.515 observé

Le courrier non conforme est refusé pendant la conversation SMTP au lieu d’être classé dans le dossier indésirables. La page de politiques pour postmasters de Microsoft décrit encore le dossier indésirables comme première étape, un expéditeur peut donc voir l’un ou l’autre, mais c’est le rejet qu’il faut anticiper.

Outlook.com et les autres boîtes grand public de Microsoft, jamais un locataire Microsoft 365
SPF et DKIM doivent tous deux réussir, pas seulement DMARC source obligatoire

Plus strict que DMARC seul. DMARC est validé dès que SPF ou DKIM est aligné, et Outlook.com demande en plus que les deux contrôles réussissent.

Outlook.com et les autres boîtes grand public de Microsoft, jamais un locataire Microsoft 365
Apple Règles pour expéditeurs en masse en vigueur depuis source février 2025 obligatoire e-mails vers iCloud Mail, me.com et mac.com
En-têtes ARC sur les e-mails transférés source obligatoire

Apple est le seul des quatre à le demander, ce qui est la vraie raison de s’intéresser à ARC.

e-mails vers iCloud Mail, me.com et mac.com

Ce qu’une requête DNS peut confirmer

Unspam lit tout cela à partir de votre seul nom de domaine.

  • Enregistrement SPF
  • Clé DKIM
  • Politique DMARC
  • Enregistrement BIMI
  • Listes noires publiques de domaines

Aucune requête DNS n’y accède. Il faut un vrai message ou un vrai historique d’envoi, et c’est précisément à cela que sert un test de placement en boîte de réception.

Ce qui vit dans vos messages

  • Alignement SPF et DKIM sur du vrai courrier
  • En-têtes de désabonnement en un clic
  • Format de message selon la RFC 5322
  • TLS sur vos connexions sortantes

Ce qui vit dans votre historique d’envoi

  • Votre taux de plaintes pour spam
  • DNS inverse confirmé sur votre IP d’envoi

Vos questions, nos réponses.

Comment vérifier mon enregistrement SPF ?
Saisissez le domaine depuis lequel vous envoyez (par exemple votredomaine.com, ou le sous-domaine de votre Return-Path) : l’outil interroge ses enregistrements DNS TXT via DNS-over-HTTPS, puis met en évidence l’enregistrement v=spf1, ses mécanismes, le qualificateur all final et le nombre de requêtes DNS. Tout s’exécute dans votre navigateur, sans inscription et sans rien conserver. Pour un test complet au niveau du message, lancez un test de délivrabilité gratuit.
Quelle différence entre ~all et -all ?
Les deux fixent la politique applicable aux expéditeurs absents de votre enregistrement. -all est un échec strict qui demande aux serveurs de réception de traiter les envois non autorisés comme falsifiés : c’est l’état final recommandé. ~all est un échec souple qui marque ces envois comme suspects sans les rejeter franchement, utile le temps de confirmer chaque source légitime. Évitez +all, qui autorise tout le monde et désactive SPF.
Pourquoi mon enregistrement SPF échoue-t-il avec une PermError ?
Les deux causes les plus fréquentes sont le dépassement de la limite de 10 requêtes DNS (trop de mécanismes include, a ou mx) et la publication de plusieurs enregistrements v=spf1 sur le même domaine. Ce sont deux erreurs permanentes qui font échouer SPF jusqu’à ce que vous rameniez les requêtes sous la limite ou fusionniez les enregistrements. Le checker compte les requêtes et détecte les doublons pour vous montrer laquelle s’applique.
Puis-je avoir plusieurs enregistrements SPF ?
Non. Un domaine doit avoir exactement un enregistrement TXT commençant par v=spf1. Si vous utilisez plusieurs prestataires d’envoi, combinez-les avec plusieurs mécanismes include dans cet unique enregistrement, plutôt que d’ajouter des enregistrements séparés. Plusieurs enregistrements SPF sont invalides et produisent une PermError. Notez qu’un sous-domaine peut porter son propre enregistrement SPF, car SPF ne s’hérite pas du domaine racine.
SPF est-il toujours nécessaire en 2026 ?
Oui. Gmail, Yahoo, Outlook.com et Apple exigent tous l’authentification des gros expéditeurs. Le volume qui fait de vous un gros expéditeur relève de chaque fournisseur, et Yahoo refuse de publier le moindre chiffre. SPF est également requis pour l’alignement DMARC : un enregistrement correct fait donc partie du chemin vers la boîte de réception. Voyez notre guide de délivrabilité pour le tableau complet.

Un enregistrement valide n’est que la première étape. Voyez où vos e-mails arrivent vraiment.