Améliorer la délivrabilité des e-mails : 6 méthodes éprouvées [2026]

Vous pensez peut-être avoir fait du très bon travail : segmentation soignée de la liste d’abonnés, objet accrocheur, e-mail convaincant qui apporte de la valeur à vos clients. La vérité est plus rude : tous vos efforts risquent d’être vains, car vos initiatives ne fonctionneront que si vos e-mails arrivent bien dans la boîte de réception de vos abonnés.

Selon les statistiques, le taux de livraison moyen (celui qui mesure l’aptitude d’une entreprise à faire accepter ses e-mails par les serveurs de ses abonnés) est de 84,2 %. Même avec les plateformes d’emailing les plus reconnues, ce chiffre n’atteindra pas les 100 % espérés. Et ce n’est pas tout : vos messages risquent encore de finir dans les spams ou de rester non distribués. Des études récentes montrent que 20 % de tous les e-mails partent en spam. Nos propres mesures confirment cet écart : parmi les messages que nous testons, 82 % passent un contrôle de délivrabilité complet, tandis que 14 % déclenchent des avertissements et que 4 % échouent franchement, preuve que même des expéditeurs bien intentionnés se privent d’une partie de leur placement en boîte de réception.

Alors, que faire ? Comment ne pas gaspiller vos ressources, votre argent et votre temps, et éviter de jeter à la poubelle une newsletter parfaitement travaillée ? Comment entrer dans la boîte de réception d’un abonné, sécuriser votre placement et lancer une campagne marketing ?

Plusieurs approches permettent d’augmenter vos chances d’être distribué. Mais avant tout, vous devez commencer par corriger vos problèmes de délivrabilité, parce qu’ils ruinent tout le reste. Voyons pourquoi il est si important d’assurer une bonne délivrabilité en réduisant les risques et en éliminant sans attendre tous les problèmes possibles.

Corriger la délivrabilité des e-mails

Press play to load this video from YouTube (Google). See our cookie policy.

Pourquoi corriger vos problèmes de délivrabilité sans attendre

Corriger vos problèmes de délivrabilité sans attendre est décisif pour la réussite de l’entreprise. D’abord, le temps c’est de l’argent, et l’emailing ne fait pas exception. Chaque retard, chaque tergiversation, chaque échec de distribution vers vos abonnés coûte du temps et creuse de vrais trous dans le budget. Les grands groupes peuvent absorber ces dépenses ; les start-up et la plupart des entreprises encore jeunes n’en ont pas les moyens.

Ensuite, régler les problèmes immédiatement évite à l’entreprise de subir les suites d’une correspondance numérique non distribuée. Certaines doivent tout reprendre de zéro, avec de nouveaux investissements et de nouvelles ressources humaines. D’autres doivent composer avec des occasions perdues : celles d’atteindre leur audience cible au bon moment avec la bonne offre. Ces conséquences peuvent être dramatiques pour le chiffre d’affaires et la réussite de l’entreprise.

Troisièmement, résoudre vite un problème vous redonne la main sur votre environnement et permet de le faire évoluer vers quelque chose de plus souhaitable et de plus stable pour la suite. Autrement dit, corriger immédiatement vos problèmes de délivrabilité prépare un terrain solide pour vos campagnes. Cela rend possible l’adaptation aux nouvelles demandes, aux nouvelles obligations et aux attentes du marché.

Quatrièmement, corriger sans délai vos problèmes de délivrabilité traite aussi les risques à venir. Une réaction rapide facilite la détection de la cause principale, puis sa réduction ou son élimination. En s’appuyant sur leur expérience et sur l’actualité, les entreprises peuvent anticiper ce qui risque d’arriver et, de ce fait, agir sur la probabilité de l’événement ou éviter la situation.

Cinquièmement, résoudre des problèmes, complexes ou retors, aide l’entreprise à acquérir de nouvelles compétences et de l’expérience dans le domaine. Avec le temps, elle saura traiter vite et efficacement des problèmes d’un niveau de complexité et de difficulté supérieur.

Enfin, cela permet d’identifier et d’exploiter les opportunités de son environnement. Corriger ses problèmes de délivrabilité, c’est aussi innover, créer, et repenser son système e-mail et ses méthodes pour obtenir de meilleurs résultats.

Guide pour résoudre vos problèmes de délivrabilité

Résultat d’un test de spam par Unspam

Les bénéfices d’une bonne délivrabilité

Au-delà de ces raisons, repérer vos problèmes de délivrabilité avec un outil de test antispam fiable et les corriger à temps améliore votre délivrabilité. Dans l’emailing, c’est le socle même d’un programme e-mail et d’une campagne réussie. Voyez plutôt ce qu’une bonne délivrabilité apporte aux entreprises.

  • Elle permet à l’entreprise d’atteindre plus d’abonnés.
  • Elle fait progresser les grands indicateurs de l’emailing : taux d’ouverture, conversions et leads.
  • Elle augmente le ROI en réduisant le nombre d’e-mails à envoyer puis à renvoyer.
  • Elle améliore le système et l’environnement de distribution.
  • Elle construit une réputation d’expéditeur sans égale, qui permet de mener des campagnes sans interruption.
  • Elle renforce la confiance dans la marque et la fidélité des clients.
  • Elle consolide la relation client et entretient l’engagement.

En un mot, une bonne délivrabilité est la première étape, et la plus décisive, vers le succès de votre campagne e-mail.

Les 5 principales causes d’une mauvaise délivrabilité

Il n’y a pas de meilleure façon de commencer à corriger vos problèmes de délivrabilité que de comprendre ce qui les provoque. Après tout, la prévention donne toujours une longueur d’avance et protège vos investissements et vos efforts. Alors, où creuser ? Voyons les raisons les plus fréquentes pour lesquelles une entreprise se retrouve avec une mauvaise délivrabilité.

Une mauvaise réputation d’expéditeur

Une mauvaise réputation d’expéditeur est derrière la majorité des cas de faible délivrabilité. Score que les grands fournisseurs de messagerie comme AT&T ou Verizon attribuent à une organisation qui envoie des e-mails, elle détermine si les messages doivent arriver en boîte de réception, être rejetés ou partir dans les spams.

Le score d’expéditeur se calcule à partir de plusieurs facteurs qui décrivent le comportement de l’entreprise, son système e-mail, le contenu de ses messages et la santé de sa liste d’abonnés. C’est aussi une grandeur composite, qui réunit la réputation de l’adresse IP et la réputation du domaine.

Chaque fournisseur de messagerie a son propre algorithme et ses propres critères de calcul. Il n’existe malheureusement aucune approche unifiée. Un point reste commun, cependant : plus le score d’expéditeur est élevé, plus vous avez de chances de déposer votre newsletter sur le pas de la porte de votre abonné.

Comme la réputation d’expéditeur est un indicateur composite, il est difficile d’identifier tout de suite le problème exact. Il faut donc creuser. Les professionnels conseillent de commencer par les facteurs déterminants, ceux qui renseignent sur la santé de l’échange entre l’entreprise et le destinataire. À savoir :

  • Le volume d’envoi ;
  • Le taux d’ouverture et le taux de clics ;
  • Le taux de plaintes pour spam ;
  • Les taux de hard bounce et de soft bounce.

Il est également utile d’analyser l’engagement sur vos e-mails et de passer en revue votre liste d’abonnés pour repérer les destinataires qui n’interagissent plus avec votre marque.

Sender Score, plateforme pour établir le score d’un expéditeur

Sender Score : plateforme pour établir le score d’un expéditeur

Les blacklists

Une fois la réputation d’expéditeur écartée comme cause de votre faible délivrabilité, l’étape suivante consiste à fouiller les blacklists e-mail. Se retrouver sur une blacklist, grande ou petite, affecte tout : la délivrabilité, la réputation d’expéditeur, la réputation de la marque, le chiffre d’affaires, etc.

La triste vérité, c’est qu’il est ridiculement facile d’y entrer, alors qu’en sortir peut coûter du temps, de l’argent et des ressources à l’entreprise.

Autre mauvaise nouvelle : les fournisseurs de blacklists fichent un serveur de messagerie entier. Toute personne qui s’en sert pour envoyer des e-mails sera donc touchée, quelles que soient ses bonnes intentions.

Le pire, c’est que personne ne vous prévient. Vous courez donc en permanence le risque d’investir beaucoup d’argent et de temps dans une campagne marketing pour n’en retirer aucun résultat, simplement parce que vous êtes sur une blacklist et que, de ce fait, les fournisseurs de messagerie ont rejeté votre newsletter sans que vos abonnés la voient jamais.

La bonne pratique est d’éviter les blacklists à tout prix, mais il arrive que les meilleurs d’entre nous y atterrissent. Il est donc vivement conseillé de contrôler régulièrement les fournisseurs de blacklists : passez votre domaine d’envoi et votre adresse IP dans un blacklist checker gratuit pour repérer une inscription avant qu’elle ne pèse sur votre délivrabilité. Chaque service propose une interface pratique pour savoir si votre IP ou votre domaine figure dans sa base. Chacun décrit aussi une procédure de retrait pour retrouver votre réputation.

L’absence d’authentification des e-mails

L’absence d’authentification des e-mails fait partie des trois premières causes de faible délivrabilité.

L’authentification des e-mails est le moyen technique de dire aux fournisseurs de messagerie qu’un message n’est pas falsifié. Mal configurée, elle peut produire deux effets brutaux. D’abord, votre e-mail peut finir dans le dossier spam. Ensuite, elle peut ruiner votre réputation d’expéditeur en vous faisant paraître peu digne de confiance aux yeux du fournisseur de messagerie.

Par prévention, il est vivement conseillé d’authentifier vos e-mails en amont. L’exercice peut être délicat, même pour des professionnels aguerris de la sécurité, mais il doit être fait. Assurez-vous de mettre en place les principaux protocoles d’authentification : SPF, DKIM et DMARC.

Si vous n’êtes pas certain d’avoir une authentification correcte, vérifiez-le auprès de votre ESP ou confiez cette tâche à une équipe spécialisée. Les étapes exactes changent d’une plateforme à l’autre : il est donc utile de suivre des guides de délivrabilité propres à chaque plateforme, qui vous accompagnent sur SPF, DKIM et DMARC pour le service d’envoi que vous utilisez réellement.

Authentification des e-mails, infographie tirée de Mailtrap

Authentification des e-mails, infographie tirée de Mailtrap

Le volume d’envoi

On pourrait croire que plus vous envoyez d’e-mails, plus vous avez de chances d’engager vos abonnés et de les convertir en leads. En réalité, plus le volume d’envoi est important, plus vous risquez de ruiner votre délivrabilité. Deux raisons principales à cela.

D’abord, personne n’aime être bombardé d’e-mails, quel que soit l’expéditeur. Vous risquez de faire grimper le taux de plaintes pour spam, directement corrélé à une mauvaise réputation d’expéditeur, et qui peut motiver un blocage.

Ensuite, les fournisseurs de messagerie n’apprécient pas les gros volumes d’envoi, surtout venant de jeunes entreprises. Ils peuvent vous prendre pour un spammeur ou un pirate et vous placer, là aussi, sur une blacklist.

Allez-y donc doucement et progressivement. Si vous avez déjà un volume conséquent, pensez à segmenter votre liste d’abonnés pour cibler l’audience la plus pertinente pour votre campagne. Attribuez ensuite un créneau horaire à chaque groupe, ce qui réduit le volume d’envoi.

Une liste d’abonnés de mauvaise qualité

Quand on démarre, il est toujours tentant d’acheter ou de récolter des contacts pour bâtir une liste d’abonnés en quelques minutes. Gagner des abonnés en les piégeant ou en offrant un cadeau est séduisant aussi. C’est pourtant la pire chose à faire pour votre entreprise.

Le problème, c’est qu’une liste d’abonnés qui grossit très vite contient forcément des spam traps, des adresses e-mail inexistantes et des contacts désengagés. Les premiers vous mènent tout droit sur une blacklist. Les autres ruinent votre réputation d’expéditeur, avec un taux de bounce et un taux de plaintes élevés.

Et même si tout le monde sait que la qualité prime sur la quantité, beaucoup d’entreprises se retrouvent malgré tout avec une liste d’abonnés médiocre à cause de ces pratiques « grises », ce qui en fait une source majeure de problèmes de délivrabilité.

Si votre délivrabilité est faible, commencez donc par nettoyer votre liste d’abonnés. Il est vivement conseillé de passer par des services professionnels de vérification d’adresses e-mail pour vous assurer que chaque adresse de votre liste est valide.

Les autres facteurs qui pèsent sur la délivrabilité.

Au-delà de ces cinq grandes raisons, d’autres facteurs plus discrets mais tout aussi nuisibles pèsent sur la délivrabilité. Les voici :

Une fréquence d’envoi irrégulière.

Elle peut faire baisser l’engagement, ce qui fait ensuite reculer la délivrabilité.

Un mauvais timing.

Comme pour la fréquence d’envoi, envoyer au bon moment est décisif. Sinon, vous risquez des plaintes et un engagement faible, donc une délivrabilité en berne.

L’abus de mots déclencheurs de spam.

Certains mots déclenchent facilement les filtres antispam et font bloquer le message, au détriment de la délivrabilité globale.

Un contenu et un design d’e-mail médiocres.

Les mots spam ne sont pas seuls à empêcher un e-mail d’arriver dans la boîte de réception d’un abonné : des images trop nombreuses ou trop lourdes, des liens cassés, des URL raccourcies, un texte mal formaté et des mises en page non responsives y contribuent aussi. Ces éléments donnent au message un air malveillant, et certains fournisseurs de messagerie peuvent le bannir.

Un taux de plaintes élevé.

C’est le signal négatif le plus fort pour les fournisseurs de messagerie. Surveillez-le et traitez les plaintes sans attendre.

Les facteurs qui pèsent sur la délivrabilité, infographie tirée de Clearout

Les facteurs qui pèsent sur la délivrabilité, infographie tirée de Clearout

Les bonnes pratiques pour corriger vos problèmes de délivrabilité

Avant de passer aux bonnes pratiques, rappelons les principaux signes d’une délivrabilité en baisse.

  • Le premier signe que quelque chose ne va pas, c’est une chute soudaine d’indicateurs comme le taux d’ouverture et le taux de clics. Un engagement faible peut aussi vous alerter.
  • Deuxième signe : une envolée soudaine du taux de soft bounce, surtout s’il reste élevé après un nouvel envoi.
  • Troisième signe : une liste qui grossit plus vite que d’habitude. Ces sauts inattendus viennent généralement d’inscriptions robotisées, qui donnent une liste d’abonnés malsaine et, de ce fait, des problèmes de réputation d’expéditeur et de délivrabilité.
  • Enfin, une inscription sur une petite blacklist. Contrairement aux grands acteurs, les petites blacklists font moins de dégâts. Ce sont cependant des signaux d’alerte qui peuvent vous placer dans le viseur de blacklists plus puissantes.

Si vous repérez certains de ces signaux, il est temps de passer au dépannage.

Sortir d’une blacklist

Se retrouver sur une blacklist fait partie des scénarios extrêmes, ceux qui réduisent de moitié votre délivrabilité du jour au lendemain. Si vous constatez une chute brutale, la première chose à faire est donc de vérifier les grands fournisseurs de blacklists : Spamhaus, Barracuda, Spamcop, Microsoft 365 et Cisco. Chaque plateforme offre une interface pratique pour interroger sa base. Trouvez leur outil de recherche, saisissez l’adresse IP ou le nom de domaine et lancez la requête.

Que faire si votre IP ou votre nom de domaine est sur une blacklist ? Chaque fournisseur a sa propre procédure de retrait. Prenez connaissance des instructions et revoyez vos pratiques d’envoi pour respecter leurs standards. Demandez le retrait, puis attendez la validation.

Que faire si votre IP ou votre nom de domaine n’est PAS sur les grandes blacklists ? Il faut alors contrôler les plus petites. La plupart n’ont pas d’effet marqué sur le placement en boîte de réception d’un expéditeur, mais elles peuvent faire empirer la situation. Il est donc essentiel de vérifier que vous n’êtes inscrit nulle part.

Pour remettre les choses en perspective, une inscription est bien moins fréquente que la panique qui l’entoure ne le suggère : parmi les IP d’envoi que nous testons, seulement 3 % apparaissent sur une blacklist d’adresses IP, et à peine 0,28 % des domaines figurent sur une blacklist de domaines. La grande majorité des expéditeurs est donc propre, mais la petite part qui se fait inscrire paie très cher, et c’est exactement pour cela qu’un contrôle régulier vaut les quelques minutes qu’il demande.

Si vous n’avez pas le temps de tout faire à la main, les blacklist checkers professionnels peuvent s’occuper du gros du travail. Allez voir notre liste des meilleurs outils d’analyse de délivrabilité, plus bas, pour trouver la solution qui vous convient.

Centre de retrait des blacklists de Spamhaus

Spamhaus : centre de retrait des blacklists

Contrôler l’authentification et l’infrastructure

L’authentification et l’infrastructure jouent un rôle énorme dans la continuité des échanges entre l’entreprise et le destinataire sur le canal e-mail. Pour corriger les problèmes de ce côté, commencez par découvrir quels protocoles d’authentification votre ESP propose dans son infrastructure. DKIM et SPF doivent être en place et correctement configurés, et la façon de s’y prendre varie selon le fournisseur. Un envoi via SendGrid ou Amazon SES, par exemple, passe par un parcours d’authentification de domaine spécifique, qu’il vaut mieux suivre à la lettre. Vous devez en plus envisager des enregistrements DMARC. En règle générale, c’est une option supplémentaire, mais elle vaut son prix et l’effort. Explorez la documentation et l’aide de votre ESP pour comprendre comment devenir conforme à DMARC.

DMARC est précisément là où la plupart des expéditeurs pèchent. Parmi les domaines que nous testons, nos données de benchmark montrent que 90 % publient un enregistrement SPF valide et que 87 % signent leurs envois avec une clé DKIM fonctionnelle, mais que seulement 58 % environ publient une politique DMARC, les 42 % restants n’en ayant aucune. Autrement dit, configurer SPF et DKIM est la partie facile ; combler le trou DMARC est ce qui distingue les expéditeurs dignes de confiance.

Nettoyer la liste d’abonnés

Nettoyer la liste d’abonnés suppose les actions suivantes :

  • Passer au crible les adresses e-mail dont les propriétaires interagissent le plus souvent avec la marque.
  • Supprimer les contacts inactifs et les adresses invalides.
  • Retirer les adresses e-mail dont les propriétaires se sont désabonnés.
  • Supprimer les adresses qui ont produit un hard bounce.
  • Chercher les doublons. Les fusionner ou les supprimer.
  • Corriger les fautes de frappe évidentes.
  • Repérer les adresses de spam. Vous pouvez le faire avec des outils professionnels ou à la main. En règle générale, elles n’ont aucun sens ou, au contraire, ressemblent de très près à des noms connus.
  • Vérifier que chaque information de contact est bien à sa place dans la base.

Il est essentiel de noter que le nettoyage de la liste d’abonnés doit être régulier car, selon ZeroBounce, au moins 22,71 % d’une liste e-mail se dégrade chaque année.

Les statistiques de ZeroBounce

Les statistiques de ZeroBounce

Améliorer la réputation d’expéditeur

Cette catégorie de correctifs est immense. Elle couvre tout, de la rédaction d’un objet accrocheur à l’alignement d’une campagne e-mail sur l’identité de la marque. Par où commencer ? La réputation d’expéditeur dépend de nombreux facteurs, mais voici les plus décisifs :

  • L’engagement du destinataire ;
  • La qualité du contenu et du design ;
  • Le taux de désabonnement ;
  • Les spam traps.

Commencez donc par adopter des pratiques qui améliorent ces facteurs. Les approches sont nombreuses ; en voici quelques-unes pour vous donner la bonne direction.

L’engagement du destinataire peut être renforcé par ces conseils :

  • Une segmentation correcte.
  • L’hyper-personnalisation.
  • L’élimination des abonnés froids.
  • La rédaction d’un objet accrocheur.
  • Le respect des attentes de l’abonné.

Le taux de désabonnement peut être réduit en suivant ces règles de base :

  • N’embarquez que des personnes vérifiées et intéressées, grâce à un formulaire en double opt-in.
  • N’achetez jamais et ne récoltez jamais une liste d’abonnés.
  • Suivez les réactions de vos abonnés pour apporter de la valeur avec vos contenus.
  • Ne bombardez jamais vos abonnés.
  • Envoyez vos e-mails au bon moment.
  • Pratiquez les e-mails de relance sans être trop insistant.

La qualité du contenu et du design est un vaste sujet, du suivi des tendances du design e-mail à l’utilisation de Postcards pour créer des modèles adaptés au mobile entièrement conformes au CAN-SPAM. Parcourez ce guide du design e-mail pour comprendre ce qu’il faut faire pour que votre design réponde aux standards actuels et aux attentes de votre audience.

Enfin, les spam traps et la façon de s’en relever. D’abord, comprenez bien ce qu’est un spam trap. Ce sont simplement des adresses e-mail. Certaines ont été utilisées un jour, d’autres ont été créées exprès. Elles servent à repérer les entreprises qui prêchent des méthodes « sales » d’acquisition d’abonnés. Quand l’expéditeur est pris, le fournisseur de messagerie le bloque ou le surveille de près.

Ensuite, utilisez la validation d’adresses sur vos listes de contacts pour localiser et retirer les spam traps.

Puis contrôlez les blacklists pour vérifier que vous n’y êtes pas, car tomber sur un spam trap conduit à la blacklist.

Enfin, adoptez une bonne gestion de vos e-mails pour éviter les spam traps dès le départ. Au minimum, cela suppose un double opt-in pour vos abonnés, des listes de contacts à jour et un emailing fondé sur le consentement.

Press play to load this video from YouTube (Google). See our cookie policy.

Design e-mail : le guide complet avec des exemples

Revoir le volume d’envoi

Si vous recevez trop de plaintes pour spam, il y a de bonnes chances que votre volume d’envoi soit trop élevé pour ce que votre audience peut absorber. La fatigue e-mail existe vraiment : elle épuise vos abonnés et les agace.

Comment corriger cela ? La réponse est évidente : trouver le bon volume d’envoi pour votre audience cible. Plus facile à dire qu’à faire. Il n’existe malheureusement aucune méthode infaillible pour vous donner le chiffre exact, et la marge dont vous disposez dépend en partie de votre plateforme : des services comme Brevo gèrent le warm-up et la limitation de débit à leur manière, et leurs propres recommandations méritent un coup d’œil. Il existe cependant des moyens de s’en approcher. Voici quelques conseils de professionnels.

  • Surveillez les désabonnements et les taux d’ouverture. S’ils restent à un niveau raisonnable, tout va bien. S’ils baissent, il est temps de réduire le volume d’envoi.
  • Demandez à vos abonnés de mettre à jour leurs préférences et de définir la meilleure cadence.
  • Optimisez les horaires d’envoi.
  • N’augmentez pas votre volume d’envoi pendant les fêtes. Gardez votre cadence habituelle.
  • Revoyez votre stratégie de relance. Les campagnes de réengagement se retournent parfois contre vous et font plus de mal que de bien.

Enfin, testez votre fréquence d’envoi.

Utiliser des outils d’analyse de délivrabilité

Les outils professionnels d’analyse de délivrabilité fournissent aux responsables emailing une masse d’informations pour éviter les situations dramatiques et saisir l’occasion de corriger les problèmes en amont.

Ces outils prennent toutes les formes et proposent des fonctionnalités variées, mais tous s’organisent autour de capacités centrales qui éclairent votre placement en boîte de réception. En règle générale, cela inclut l’analyse des protocoles d’authentification ainsi que de la syntaxe et du contenu de l’e-mail.

Nous avons rassemblé une liste des meilleurs du marché ; parcourez-la pour trouver la plateforme adaptée à vos besoins.

Les 7 meilleurs outils d’analyse et de contrôle de la délivrabilité

Que vous soyez en train de corriger ou de prévenir, ces outils d’analyse et de contrôle de la délivrabilité vous donneront toutes les informations décisives pour votre dépannage.

Unspam

Unspam est un outil d’analyse de délivrabilité tout-en-un, qui évalue vos e-mails à travers différents tests pour livrer un bilan de santé complet.

Unspam

Unspam

Connaissez-vous la règle du 60/40 pour le ratio texte/image dans un e-mail ? L’équipe derrière Unspam la connaît parfaitement. En réalité, elle connaît toutes les bonnes pratiques qui évitent à une campagne d’emailing de partir à l’eau.

La plateforme accomplit de nombreuses tâches décisives, du contrôle des blacklists de domaines à l’audit des objets pour voir s’ils vont déclencher les filtres antispam. Son analyse minutieuse éclaire le contenu, le design, l’infrastructure e-mail et la réputation d’expéditeur, et propose des recommandations valables pour améliorer la situation.

Au bout du compte, Unspam attribue un score qui indique les chances d’un e-mail d’obtenir le meilleur placement en boîte de réception et de générer de l’engagement. Ce n’est pas tout : le service propose aussi l’aide professionnelle de son équipe d’experts en délivrabilité.

Mailflow

Mailflow est un petit assistant de distribution d’e-mails, efficace et parfait pour les start-up et les entreprises qui viennent de commencer leur parcours dans l’emailing. Il ne peut pas se vanter de certaines fonctionnalités propres aux gros acteurs du marché (il n’a pas d’analytics e-mail, par exemple), mais il est gratuit, ce qui en fait un point de départ idéal pour les budgets serrés ou pour tester le terrain.

Mailflow

Mailflow

Ses capacités principales sont la vérification et la configuration de SPF et DKIM, et l’accompagnement des responsables emailing peu techniques dans la création d’un enregistrement DNS. Il surveille attentivement près de 100 fournisseurs de blacklists e-mail réputés et contrôle régulièrement la réputation d’expéditeur auprès de différents fournisseurs. Il embarque aussi un outil de warm-up automatique, décisif pour les débutants qui veulent monter progressivement vers une grande liste d’abonnés sans éveiller les soupçons des fournisseurs de messagerie.

MailTester

MailTester réunit deux fonctions centrales et offre aux responsables emailing une plateforme unifiée pour dépanner efficacement leur délivrabilité.

MailTester

MailTester

D’un côté, c’est une excellente plateforme de vérification d’adresses. Elle nettoie les listes d’abonnés en repérant et en retirant les spam traps grâce à son assistant animé par l’IA, élimine les contacts dont la syntaxe est invalide ou qui comportent des fautes de frappe, et supprime les adresses qui correspondent à sa base de plaignants, mise à jour régulièrement.

De l’autre, c’est une suite de délivrabilité puissante. Ses capacités principales sont un validateur de risque, un validateur MTA, un contrôle des plaintes pour spam, un validateur de domaine et une surveillance des blacklists.

Le meilleur, c’est que MailTester s’intègre à tous les services populaires du marché, dont Mailchimp, Hubspot et iCloud.

Alfred

Vous cherchez un outil capable de traiter un gros volume d’e-mails et de renvoyer des résultats fiables ? Ne cherchez plus. Alfred est votre point final. Il ne propose pas d’audit approfondi du contenu et des systèmes e-mail comme Unspam ou le CRM de Sendpost, mais il fait parfaitement son travail principal, au service de plus de 125 000 clients dans le monde.

Alfred, outil de vérification d’adresses et de nettoyage de listes

Alfred

Alfred propose la vérification et le nettoyage en temps réel de contacts e-mail en masse, importables depuis tous les services populaires. L’outil s’intègre à plus de 85 plateformes. Il embarque aussi tous les instruments nécessaires pour valider les adresses directement au point d’entrée : formulaire d’inscription, inscription à la newsletter, terminaux de point de vente, CRM et CMS.

Autre bénéfice de poids : le système autorise des routines automatisées. Connectez votre ESP ou votre CRM, réglez les paramètres et profitez d’une vérification quotidienne qui garde votre liste d’abonnés propre et nette.

Email List Validation

Email List Validation peut devenir un allié puissant pour maîtriser votre réputation d’expéditeur, en corrigeant les problèmes de délivrabilité causés par une liste d’abonnés médiocre. Sa fonctionnalité phare est le nettoyage des listes selon de nombreux critères et des algorithmes complexes qui identifient les adresses malveillantes comme les spam traps. La plateforme contrôle aussi les blacklists pour vérifier que vous ne figurez pas dans l’une de ces bases.

Email List Validation

Ce n’est pas tout. La plateforme utilise des outils essentiels pour prédire la délivrabilité et déterminer le placement en boîte de réception. Elle mesure la performance de vos e-mails à l’aune des bonnes pratiques et propose des pistes d’amélioration.

MXToolbox

D’apparence ingrate au premier coup d’œil, MXToolbox est l’un des outils les plus populaires du marché. Des débutants aux entreprises bien installées, il sert un large public depuis des décennies. Si tout ce dont vous avez besoin pour corriger vos problèmes de délivrabilité est d’y voir clair sur la santé de votre système, alors c’est votre homme.

MXToolbox

MXToolbox

MXToolbox est débarrassé de tout le tumulte des plateformes multifonctions et ne fournit que des instruments précis : recherche de domaine, recherche DNS, contrôle de l’enregistrement DMARC, contrôle des blacklists d’adresses IP et de domaines, et santé d’une adresse e-mail.

Pas de tableau de bord flatteur, pas d’assistant IA, pas d’équipe de support réactive ; c’est pourtant sans conteste un excellent point de départ si votre budget est serré.

Email Deliverability CRM by Sendpost

Notre liste d’outils de dépannage de la délivrabilité ne serait pas complète sans une solution tout-en-un proposée par l’un des gros acteurs de l’arène. Sendpost est derrière ce CRM remarquable. Il vient avec sa complexité, ce qui le réserve aux grandes entreprises qui gèrent des dizaines de milliers de clients, mais vous y trouverez peut-être des outils précieux pour passer un cap, si votre budget a un peu de marge ou si votre entreprise est prête à franchir une étape.

Email Deliverability CRM by Sendpost

Email Deliverability CRM by Sendpost

La plateforme se targue d’accomplir ces tâches :

  • Elle contrôle la délivrabilité auprès de tous les fournisseurs de messagerie populaires.
  • Elle identifie les principaux incidents de délivrabilité et construit une mémoire interne pour éviter qu’ils se reproduisent.
  • Elle suit et analyse les progrès réalisés au niveau de l’infrastructure ou des clients.
  • Elle automatise le processus grâce à une série de tags qui permettent aux entreprises d’adapter leur routine à leurs besoins et à leurs exigences, ce qui économise beaucoup de temps et d’argent.

Conclusion

Quand les grands indicateurs e-mail (comme le taux d’ouverture et le taux de clics) s’étiolent, il est temps de regarder votre programme d’emailing de plus près, car c’est peut-être le premier signe de problèmes de délivrabilité. D’autres causes existent cependant : des hard bounces à répétition, un taux de plaintes élevé, une mauvaise réputation d’expéditeur, et même une authentification de domaine mal réglée.

Quelle que soit la cause, vous ne pouvez pas rester dans l’ignorance, car tous vos efforts d’emailing seraient annulés. Corriger vos problèmes de délivrabilité est une priorité absolue si vous voulez poursuivre votre plan d’emailing et profiter des bénéfices de ce canal.

La bonne nouvelle, c’est que les outils de dépannage sont nombreux. Certains aident à repérer les contacts malveillants dans les listes d’abonnés, d’autres éclairent les faux pas de votre contenu et de votre design qui risquent de déclencher les filtres antispam.

Au moment de choisir votre plateforme, souvenez-vous que maintenir une bonne délivrabilité est un travail continu. Il est donc essentiel de trouver un partenaire durable, qui répond à vos besoins et vous laisse poursuivre vos objectifs marketing dans les limites de votre budget.

Découvrez où votre campagne arrive vraiment.

Lancer un test antispam gratuit Test Inbox Placement